À la croisée de l’éducation inclusive et du développement durable, Aïcha Gladys Traoré, présidente de Pro-Kids Ci, partage son parcours et les actions de son association. De la sensibilisation à l’autonomisation, découvrez comment Pro-Kids Ci s’engage pour des jeunes filles et des enfants en Côte d’Ivoire : car chaque action compte dans la construction d’un avenir inclusif et prospère.

Pouvez-vous vous présenter ?
Je suis Aïcha Gladys Traoré. Je suis titulaire d’un diplôme supérieur d’université en marketing et un master en développement durable. Je suis engagée pour l’éducation inclusive et plus particulièrement la seconde chance. Je suis là présidente fondatrice de l’association Pro-Kids ci.
Au sein de l’association, j’occupe le poste de responsable innovation et mobilisation de fonds.
Mon engagement a démarré en 2016 où j’ai participé à un don dans une prison avec mes camarades de classe. Toute suite en 2017, j’ai voulu avec des amis renouveler et équiper une école afin d’offrir aux enfants de cette école, un cadre mieux équipé pour leur éducation. Tout est parti de cette action.
Comment Pro Kids encourage-t-elle l’engagement social auprès de ses membres et de la communauté et quels types d’action social menés vous ?
Notre association encourage les bénévoles et membres à l’engagement social à travers des formations internes et des activités ponctuelles.
Nous partageons chaque année des cadeaux en urgence pédiatrique afin d’apporter la magie de Noël à tous les enfants malades. Cette activité au-delà d’être un succès annuel, reste une tradition très appréciée des bénévoles qui se l’approprient année après année.

Quelle est la mission principale de votre organisation, et quels sont ses objectifs à long terme et comment y arrivez vous?
Notre mission est d’offrir à chaque enfant ivoirien un environnement éducatif adéquat pour son développement.
Pour arriver à cette vision, nous travaillons avec:
- Les enfants à travers des formations extrascolaires et les séances ludiques
- Les écoles pour l’équipement avec du matériel didactique et des bibliothèques
- Les jeunes filles pour la sensibilisation sur les comportements sexuels à risques
- Les jeunes filles-mères à travers la formation, l’insertion et l’autonomisation
Quels sont les principaux défis auxquels votre organisation est confrontée actuellement ?
Nos défis actuels sont les suivants :
- Pouvoir mettre à la disposition de l’engagement autour du bien-être de la jeune fille des données récentes en santé de la reproduction
- Avoir un plus grand centre pour toucher plus de filles et d’enfants
- Avoir une équipe bien formée et prête à relever le défi
- Réussir à multiplier l’impact a travers la formation
Quelles sont les réalisations dont vous êtes le plus fier ?
Nous avons touché 700 jeunes mères adolescentes formées, 350 déscolarisées, 100 autonomisées.
Nous avons sensibiliser plus de 7000 jeunes filles depuis 2019
Ce sont plus de 6000 enfants qui ont été touchés par nos actions dans les écoles de 2018 a 2023.
Pour ce qui est des prix:
Nous sommes particulièrement fière d’être la première organisation de jeunesse a avoir reçu le Prix impact Jeune dans la catégorie *Santé et éducation* en 2022.
Tout ceci n’est point égal à la centaine de jeunes filles-mères ayant fini leurs éducation et présentement en emploi. C’était également une grande célébration lorsque nous avons réussi avec la coopération allemande a offrir un centre adapté à la formation de la jeune mère a Yopougon .

Comment collaborez-vous avec les partenaires externes ?
Nous collaborons avec les organisations de jeunesse sur les projets d’intérêts communs.
Nous collaborons avec les entreprises responsables sur le financement des projets divers afin de nous permettre de mener a bien nos projets.
Nous bénéficions de l’appui institutionnel de nombreux ministères et partenaires au développement.
De toutes ces collaborations, nous grandissons, améliorons notre governance, et élargissons notre Impact
Quel Conseil souhaitez-vous partager aux engagés ?
Il faut s’assurer d’avoir une vision assez claire. Seule cette vision vous aidera à avancer. N’oubliez pas, l’engagement est comme l’entrepreneuriat. C’est pas un jeu. Cest du sérieux. Un sérieux qui change des vies, une communauté, une ville et une nation. Nous avons tous un devoir envers notre belle Afrique.
Y a-t-il des innovations récentes ou des nouvelles approches que vous avez mises en œuvre avec succès ?
Nous avons un département dédié à l’innovation depuis 2020. Nous avons compris ce besoin depuis et y travaillons année après année.
Par exemple notre conférence annuelle VOIX DES FILLES a connu une nouvelle touche cette année a travers les commentaires et suggestions de l’année dernière et est passé d’un a deux jour et de 30 places a 65 places. Nous avons aussi initié des ateliers plus adaptés aux jeunes cette année avec le numérique au centre.
Quels sont vos prochains projets ?
Nous envisageons en 2024, passer a une échelle de professionnalisme plus poussée depuis le système de gouvernence jusqu’à la livraison de nos projets.
Aujourd’hui, il faut unir et partager les connaissances sur la prise en charge des mères adolescentes a travers l’Afrique et dans le monde afin de permettre un développement de la petite enfance plus inclusive.
Existe-t-il quelque chose que vous aimeriez ajouter pour inspirer et motiver ceux qui lisent cette interview ?
Il est important de continuer à travailler à l’insertion scolaire des jeunes filles plus particulièrement des jeunes filles-mères car le développement de notre pays en dépend.
Par ailleurs, si vous vous engagez… assurez-vous de vous former et d’impacter réellement votre communauté.
L’engagement civique, c’est du sérieux. Des vies en dépendent.
Propos receuillis par Christina N’Da
